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glossaire teqj serge cordierConférence inharmonicité Bourg 1996

TRAVAUX DE RECHERCHE SUR L’INHARMONICITE

Excellent musicien et accordeur hors-pair, Serge Cordier était aussi un théoricien de génie. Avec la découverte de son nouveau tempérament, avec ses premiers travaux théoriques exposés dans son livre « Piano Bien Tempéré et Justesse Orchestrale » (1982), il élucide déjà la plupart des énigmes posées par le problème de la justesse.

Mais ce chercheur rigoureux ne devait pas en rester là : en effet il avait constaté des écarts significatifs entre les calculs théoriques – en particulier concernant les battements– et les caractéristiques réelles des accords qu'il réalisait lui-même et qu'il enseignait à ses élèves. Connaissant déjà la cause de ces différences, l'inharmonicité des cordes du piano, et disposant désormais des moyens informatiques avancés nécessaires pour l’analyser, il entreprend alors d'étudier ce problème extrêmement complexe et ses conséquences sur l'accord.

Ces travaux devaient l'occuper pendant dix années, mais hélas à cause de sa disparition prématurée, furent interrompus avant leur aboutissement. En effet il projetait une publication de ses conclusions, où n'aurait certainement pas manqué la précision méticuleuse qui lui était propre. Alors la mise en forme théorique exacte du nouvel accord, avec les différences à appliquer selon les types de pianos, aurait été fixée sans contestation possible.

Cependant, Serge Cordier nous laisse heureusement quelques documents relatifs à ses recherches sur l’inharmonicité. En 1996 déjà, sa conférence au congrès des accordeurs (Conférence Bourg 1996) met en évidence des conséquences du phénomène. Certains battements en particulier, préconisés dans l’apprentissage traditionnel de l’accord, correspondent en fait, compte tenu de l’inharmonicité, à agrandir légèrement l’octave et à ne pas raccourcir la quinte : soit précisément la structure du Tempérament Égal à Quintes Justes.

Le nouveau tempérament, avec un ambitus un peu plus grand des intervalles, s’inscrit mieux dans le décalage des harmoniques qui caractérise l’inharmonicité des pianos, car ce décalage est toujours dans le sens de l’agrandissement. C’est pourquoi on a pu observer - comme Jean-Pierre MARTEL, accordeur français résidant en Australie - que l’accord Cordier semble « absorber » l’inharmonicité.

 
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